Créer un site référençable, partie 2 : webdesigners

Date Posté le 9 octobre 2008

Voici la suite de ce petit « mode d’emploi » destiné aux intervenants de ma webagency. Après l’introduction générale, cette nouvelle partie s’adresse aux webdesigners. J’y présente quelques règles d’or qui leur sont destinées. 

Je précise néanmoins que ce guide n’a pas vocation d’être ultra complet. Il s’agit simplement d’une forme de « pense-bête » contenant une liste des écueils principaux à éviter, et d’aborder de façon simple les problématiques courantes auxquelles les référenceurs sont souvent confrontés.

Vous constaterez par ailleurs que dans la majorité des cas, on se rapproche de réflexions purement ergonomiques ou liées à l’accessibilité ! Autrement dit… si votre site est accessible (ou proche de l’être), et que son ergonomie est irréprochable, vous mettez toutes les chances de votre côté pour une bonne indexation ! (le débat ici ne porte pas sur le positionnement d’un site, mais bien sur la qualité de son indexation).

Règle d’or numéro 1 : évitez Flash

Notez bien ceci : Flash ne doit être qu’un outil de plus à votre disposition pour agrémenter et enjoliver votre site.

En aucun cas vous ne devez intégralement interfacer un site avec Flash si vous souhaitez ensuite pouvoir le référencer correctement (N.B. même si Google a annoncé en Juin commencer à indexer le contenu des fichiers Flash, on est encore loin du compte !).

Éventuellement vous pouvez utiliser un peu de Flash dans les conditions suivantes :

  • Eléments purement décoratifs (têtieres animées, bandeaux pub),
  • Eléments n’ayant aucun impact sur la navigation sur le site (pas de liens, de fonctionnalité permettant de changer de page),
  • Eléments ne contenant aucun texte significatif pour le contenu du site.

Alternatives :

Si vous choisissez d’intégrer du Flash dans votre site, prévoyez systématiquement la mise en place les alternatives suivantes :

  • Remplir la balise “object” avec un texte alternatif > elle sera lue et interprétée par les moteurs de recherche,
  • Recréer l’équivalent du contenu de votre animation en HTML pur (par exemple si votre menu est en Flash, reprenez-en toutes les rubriques en pied de page, en texte dur avec des a href correctement syntaxés).

A défaut d’analyser et d’indexer le contenu de votre animation, les araignées pourront ainsi obtenir des informations alternatives et poursuivre leur exploration du site.

Règle d’or numéro 2 : oubliez les iframes

Tout est dit dans le titre : iframes et frames sont à proscrire. D’un point de vue purement ergonomique, c’est l’évidence même, qui ne fait que se confirmer si vous souhaitez en plus que votre site soit optimisé pour les robots d’indexation.

Les pages doivent être d’un seul tenant : à vous de bien penser l’ergonomie de votre maquette !

Règle d’or numéro 3 : soignez la navigation

Evitez au maximum de concevoir des navigations exclusivement à base de menus déroulants dans des balises de type “form”.

Les araignées ne lisent et ne « remplissent » pas encore bien les formulaires > toute navigation sous forme de formulaire risque d’être totalement inefficace pour l’indexation des pages du site.

Règle d’or numéro 4 : soignez les pieds de page

Dans toutes vos maquettes prévoyez des emplacements pour des pieds de page riches en informations:

  • Reprise des rubriques principales du site,
  • Liens vers le plan du site,
  • Espace en tout bas de page pour intégrer du texte (récapitulatif des notions principales du site, liens vers des sites partenaires, etc).

Ces liens seront ensuite traités comme des raccourcis vers les informations importantes et nécessaires à la bonne indexation du site.

Règle d’or numéro 5 : n’oubliez pas les hauts de pages !

N’hésitez pas à aménager le haut de page pour y préserver un petit espace dédié aux mots clefs ! Ce sont en effet les 30 à 50 premiers mots de la page qui seront prépondérants pour les moteurs. 

Exemples :

 

Posez-vous toujours la question de savoir comment vos maquettes seront réalisées. Evitez d’emblée toute idée pouvant mener développeurs ou intégrateurs dans une impasse, devant un choix draconien : “corriger” et revoir votre maquette à leur sauce (vous l’aurez voulu !) pour que toutes les pages et le contenu en soient correctement indexables, ou la respecter, en sachant que cela portera préjudice à la bonne indexation du site…

A suivre dans la prochaine partie : règles d’or pour les intégrateurs…



6 commentaires sur “Créer un site référençable, partie 2 : webdesigners”

  1. OSteEL a écrit :

    « Règle d’or numéro 1 : évitez Flash »

    -_-

    Ah bravo, c’est comme ça que le web va évoluer tiens :)

    Je conçois que référencer un site Flash n’est pas naturellement simple, malheureusement (ou plutôt heureusement, à mon sens), du fait de la popularisation des interfaces riches, il va bien falloir s’y mettre. Google et Yahoo! l’ont bien compris et ont commencé à s’y coller et, en attendant que leurs techniques se rôdent, une solution existe.

    Tu le dis toi-même : « Recréer l’équivalent du contenu de votre animation en HTML pur (par exemple si votre menu est en Flash, reprenez-en toutes les rubriques en pied de page, en texte dur avec des a href correctement syntaxés). »

    Pourquoi n’appliquer ça qu’à des morceaux de site ? un site full flash peut parfaitement être référencé de cette manière.

    À partir du moment où les contenus sont stockés dans une base de données (un site dynamique, tout simplement), il est très facile de les ressortir pour les mettre en page en HTML simple (j’entends par « simple » un HTML épuré, respectant les normes W3C et WAI, sans aucune fioriture).

    Le travail supplémentaire à fournir est franchement minime, et seuls les formulaires nécessitent d’être recréés entièrement en HTML (et là encore, en toute logique un script serveur traitant les données du formulaire Flash pourra traiter les données de l’équivalent HTML de la même façon, il n’y a donc que la mise en page HTML du formulaire à faire).

    Se priver d’une expérience utilisateur enrichie sous prétexte d’un mauvais référencement est une erreur.

    Attention, je ne suis pas en train de dire que tout espace web devrait être en Flash (ou Flex ou Silverlight) ou en comporter, il faut bien entendu y trouver une réelle valeur ajoutée en terme de navigation.

    Cependant, placer cette « recommandation » en règle d’or n°1 et en faire du même coup le point le plus développé est un peu désolant.

    Le but ce de commentaire n’est pas de créer un débat houleux (en même temps, d’après mon dernier post sur le billet « Quel rôle pour un SEO en web Agency », tu devais plus ou moins t’attendre à ce genre de réaction ;) ), mais voir que 95% des SEO pensent encore que le Flash c’est tabou pour flirter avec Google a tendance à m’irriter.

  2. trey a écrit :

    @ostel : Du flash pourquoi pas, mais alors à condition que ça ne se fasse pas au détriment de l’ergonomie… et qu’il soit utilisé à bon escient.

    Quand je vois les sites dont le menu de navigation, qui est une simple liste de liens, est fait en flash, même hors contraintes de référencement, je ne vois absolument pas l’intérêt. De faire des jolies transitions ? Alors autant les faire avec des CSS, voire en JS, mais laisser un code propre et conforme. Certes, plus de 90% des utilisateurs ont le plugin flash, mais les terminaux mobiles par exemple n’auront pas accès au site, juste parce que le webmaster voulait un site « qui bouge ».

    Et l’ergonomie… Mon dieu. Combien de fois j’ai fermé un site parce que je n’en pouvais plus de chercher ou je devais cliquer pour accéder au contenu ? Je pense qu’on pourrait tirer un classement des sites les plus inaccessibles du monde en étudiant les interfaces flash. C’est vrai que c’est tellement plus joli quand les rubriques sont cachées dans des bulles qui se déplacent dans l’écran.
    et je ne parle même pas du son. C’est merveilleux, ces sites avec des bandes-son en arrière plan.
    En fait, ça me rappelle la glorieuse époque des gifs animés. Les sites sont fais pour être utilisés et appréciés seulement de leurs auteurs.

    Bien sûr, il a aussi des utilisations raisonnables de flash. Qui donnent un sacré peps aux sites. Qui agrémentent le confort de navigation… Il y a vraiment des gens super balaises en flash !

    Mais quand tu dis « Ah bravo, c’est comme ça que le web va évoluer tiens »… A mon humble avis, le web évoluera quand on arrêtera de détourner les outils comme flash de leur utilisation première (flash, comme dans « animation flash »…) pour éviter d’avoir à faire les choses proprement.

  3. OSteEL a écrit :

    « Du flash pourquoi pas, mais alors à condition que ça ne se fasse pas au détriment de l’ergonomie… et qu’il soit utilisé à bon escient. »

    Tu me paraphrases ;)

    « A mon humble avis, le web évoluera quand on arrêtera de détourner les outils comme flash de leur utilisation première (flash, comme dans “animation flash”…) pour éviter d’avoir à faire les choses proprement. »

    Ce genre de raisonnement était encore valable il y a 2 ans, car aujourd’hui l’outil a largement évolué dans ce sens, et la démocratisation de Flex (même si on est grave à la bourre en France) en est une preuve (oui, c’est de l’as3 derrière, et compilé en swf).

    Il faut se débarrasser des préjugés !

  4. OSteEL a écrit :

    Pardon je n’ai pas tout traité :

    « Certes, plus de 90% des utilisateurs ont le plugin flash »

    99%. Et plus de 96% ont la version 9 de ce player http://www.adobe.com/products/player_census/flashplayer/

    « mais les terminaux mobiles par exemple n’auront pas accès au site, juste parce que le webmaster voulait un site “qui bouge”. »

    Ca revient un peu à reprocher qu’on écrive des livres alors que bébé ne sait pas lire ;)

  5. mels a écrit :

    Pour moi, il y a plusieurs débats dans celui-ci :

    - L’intérêt d’utiliser du Flash en tant que tel. Mon souci n’est pas uniquement de bien référencer un site, il est aussi d’en maximiser l’utilisabilité (et l’ergonomie est pour moi centrale dans un projet web), et l’accessibilité. Au jour d’aujourd’hui, je suis désolée, mais 99% des sites 100% Flash que j’ai pu croiser ne répondent en rien à ces contraintes (aucun ne répond aux contraintes d’accessibilité).

    - J’ai près de 10 ans d’expérience en agence web, à différents postes. JAMAIS je n’ai vu passer, dans les sites qu’on a pu récupérer (notre politique d’accessibilité fait que nous n’avons jamais créé de sites en Flash) un site en Flash qui donnait une utilité profonde au Flash. 99% des sites de PME / TPE en flash sont faits « en dur » avec aucune possibilité de pratiquer ce que tu indiques. Ta proposition est certes viable et logique, mais dans le monde dans lequel je vis, avec les agences web que j’ai fréquentées, cette vision n’est pas réaliste : il y a des problèmes de budget, mais aussi et surtout d’approche qualitative des projets.
    Je pourrais te montrer un certain nombre de sites que nous avons dû référencer (mais pas créer) en Flash, et tu comprendrais pourquoi au final nous avons pris la décision de ne plus accepter le référencement de ce type de site !

    - D’un point de vue personnel, et hors référencement, mon point de vue rejoint celui de Trey : les sites qui bougent dans tous les sens avec de la musique partout, et sur lesquels on ne sait pas cliquer : je les ferme aussi vite que je les ai ouverts.

    Dieu merci il existe quelques sites en Flash qui sont bien faits. Mais même pour ceux-là, Flash pouvait très bien être remplacé par d’autres technologies facilitant l’accessibilité (et par là même, l’indexation !) et permettant de faire les mêmes choses.
    L’avenir nous réserve peut-être des surprises, mais aujourd’hui, sur la cible PME, avec des agences web « moyennes », personnellement, c’est NON au Flash. Ca me laisse au moins, en tant que SEO, la possibilité de rattraper un certain nombre d’erreurs de conception derrière. Ce qui, avec le flash et sans source (rappelons que l’agence web moyen / bas de gamme ne donne JAMAIS de sources !), rend mon boulot pénible, complexe, et n’apporte que des résultats médiocres.
    Peut-être que ça doit déporter le débat sur la démarche qualitative des webagency. Le jour où j’aurais confiance, alors peut-être que je ne dirai plus non au flash. Pour l’instant, j’ai croisé trop de pimpins.

  6. OSteEL a écrit :

    Ne laissons pas flotter un semblant de divergence d’opinions là où nous sommes d’accord.

    Je ne dénonce pas l’absence de confiance en le référencement des sites full Flash mais l’ignorance des POSSIBILITES d’avoir un site Flash référencé.

    Je suis complètement d’accord sur le fait que les sites Flash statiques sont légions, et que bien souvent l’abus d’interactivité dessert la navigation.

    Ce qui me gène, c’est que les référenceurs semblent avoir pris Flash en grippe et ne prennent même plus le temps de savoir comment est fait le site avant de dire « oulala du Flash ? on prend pas ».

    Avec la technique que j’avance, il suffit de laisser aux bons soins des SEO la version HTML du site. Pas besoin de sources Flash. Quelques petites manip supplémentaires pour rendre le site analysable par un outil de statistiques par exemple, mais rien d’insurmontable !

    Le problème vient peut être plutôt du fait que les sites sont souvent référencés a posteriori (c’est ce que j’ai cru comprendre), alors que la collaboration développeur/designer/intégrateur/référenceur (et tout plein d’autres trucs en « eur ») devrait avoir lieu dès le départ.

    Encore faut-il, à ce moment là, que la boite de référencement (s’il s’agit d’un prestataire extérieur) n’érige pas d’emblée un mur de béton quand le mot « Flash » est prononcé.

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